coopération transfrontalière

Working Paper Vol. 32

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Working Paper 32
Sommaire

Les régions transfrontalières européennes de la Grande Région autour du Luxembourg, et de l’arc franco-italo-suisse comptent parmi les marchés du travail les plus intégrés du continent, tout en restant traversés par des systèmes nationaux de formation et de reconnaissance des qualifications. Ce working paper propose une synthèse analytique de huit contributions présentées lors de la journée d’étude organisée conjointement par le groupe de recherche LABOR SwissLux et le Centre d’Expertise Interdisciplinaire UniGR-Center for Border Studies, le 9 juillet 2026. Trois résultats se dégagent. Le constat statistique est partagé par tous, les participants, mais la catégorie de « pénurie » revet des réalités très différentes : multidimensionnelle, sectoriellement hétérogène, dans certains cas endémique et sensible aux retournements conjoncturels comme aux effets encore inconnus de l’intelligence artificielle. Les obstacles à la reconnaissance des qualifications persistent depuis plus d’une décennie malgré les dispositifs européens. Les réponses émergentes déplacent le paradigme dominant : de la reconnaissance mutuelle vers la co-construction transfrontalière des qualifications, et de la concurrence vers une solidarité interrégionale dont les conditions restent à instituer. Le working paper conclut sur un agenda de recherche et d’action articulant harmonisation des indicateurs, prospective et analyse des asymétries de pouvoir entre territoires.

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Résumé

La contribution présente tout l’éventail des organismes de coopération transfrontalière susceptible d’être constitués sur les frontières de la France métropolitaine avec ses huit États voisins et, le cas échéant, leurs subdivisions régionales. Il y a d’abord les organismes d’origine nationale, à savoir l’association (présente partout), les organismes de droit français (société d’économie mixte locale et district européen) et ceux de droit étranger. Ensuite sont présentés les organismes d’origine supranationale (GLCT, GECT, GEC) qui doivent leur succès à la technique de l’harmonisation juridique. D’autres en revanche, issus de la phase pionnière de la coopération transfrontalière (communautés du travail), déclinent.